Les fiches des actions jardin du kot jeunes et nature
- Introduction
- Lutte biologique
- Mare naturelle
Petite explication introductive
Depuis sa création, en 1993, le Kot Jeunes & Nature (KJN), a comme principale projet la découverte de la nature et de environnement en vue de sensibiliser les personnes à sa protection. Depuis 1993, beaucoup d'eau à coulé sous les ponts, et beaucoup de progrès ont ét fait en la matière. Mais de grandes choses doivent encore être connues et réalisées. De plus, l'action individuelle n'est pas à négliger dans le combat écologique.
C'est avec la conviction que chacun peut apporter sa pierre à l'édifice que le KJN veut donner l'impulsion à chaque propriétaire de jardin, de réaliser à quel point cet espace de quiétude et de loisirs peut s'avérer être une zone d'extrême importance pour les espèces animales et végétales de nos régions. Faire en sorte d'accueillir la nature au jardin, peut, en soi, participer humblement mais certainement à la protection voire au développement de la biodiversité.
L'action jardin se veut donc d'être une série de petit conseils, de petits projets, de trucs-et-astuces pour pouvoir amener dans son jardin la nature, pour son bon plaisir mais aussi pour la nature elle-même, qui est de plus en plus concurrencée par l'expansion humaine, malgré les discours et progrès existant (on ne pourra jamais faire revenir Louvain-la-Neuve à son état "naturel" ou "originel", c-à-d des prés et des champs, où le tarier des prés (oiseaux aujourd'hui disparu de Belgique) faisait son nid chaque printemps). L'action jardin est donc une opportunité pour le jardinier du dimanche d'avoir la certitude qu'avec les conseils qu'il suivra dans nos différente fiche, il participera à la protection de l'environnement (qui est le sien, celui de son voisin, et au final celui de tous), et qui participera à l'entretien de couloir écologique, de zones biologiques, et de points verts parmi la zone urbaine grisâtre et bétonnée.
Pourquoi le jardin est-il si important dans la protection de environnement ? En quoi de si petite zone, comparée au parc du Yellowstone, peut-elle susciter l'intérêt des petits blaireautins biologistes amateurs du KJN ? La question mérite d'être posée !
Pour y répondre, il faut avant cela, expliquer la notion de couloir, ou corridor écologique et de zones biologiques disparates, et nous verrons qu'un jardins accueillant pour la nature joue un grand rôle dans le développement et la protection de l'environnement, de la biodiversité, de la nature.
La zone de grand intérêt biologique, est comme son nom l'indique, un endroit ou se développe la nature. Moins soumit aux détériorations de cause naturelle ou humaine, cet endroit a acquis une richesse biologique qui mérite un intérêt pour sa protection. Différentes protections existent, la plus connue et rependu et la confection de pareille zone en réserve naturelle. Mais il existe plusieurs degré de réserve naturelle : réserve intégrale, où l'accès est complètement interdit, réserve Natura 2000, qui s'intéresse à la protection des espèces présentes sur son site, parc naturelle, qui lui s'intéresse plus à la protection du paysage, etc... l'énumération peut encore être longue. L'existence de réserves naturelles est très importante pour la protection et la conservation de la biodiversité dans nos régions, où les pression immobilières, routières et autres menaces très souvent les zones de grand intérêt biologique. Le passage de ces zones en réserve naturelle leur donne protection face à cela, et c'est en soi une excellente chose. Mais cela ne suffit pas à la nature. En effet, une zone naturelle se trouvant isolée par tout une série de chose (un ville, un axe routier, un canal, etc...), à la longue, perdra de sa richesse qui fut la cause de la protection... La raison principale de la détérioration progressive de la biodiversité d'une zone écologique isolée est l'absence de corridor écologique.
Le corridor ou couloir écologique. Est un terme assez récent. Depuis les années 90 les biologistes insistes sur le principe de connexion de deux zones naturelles. Une zone naturelle protégée mais isolée à peu d'intérêt et perdra sur le long terme sa richesse de part le fait qu'il n'y a pas, faute de connexion, de nouvelles arrivée d'individus. Le couloir écologique permet donc la circulation d'une zone à l'autre d'espèces animales et végétales. Les jardins petits mais nombreux peuvent devenir de véritable couloir écologique pour les espèces de nos régions. Celles-ci peuvent en effet traverser la ville de part et d'autre via les jardins, qui les accueillent.
Voici donc une série de petits conseils, qui augmenteront au fur et à mesure des années, pour accueillir et préserver la nature dans votre jardin.
Nous sommes ouverts à toutes les questions et pouvons même vous visiter si besoin.
La lutte biologique
L'objectif de cette fiche est de vous donner des astuces afin de limiter l'utilisation des produits nocifs pour l'environnement tout en se débarrassant des petits nuisibles de votre potager.
LES LIMACES ET ESCARGOTS
Les limaces et les escargots s'attaquent à toutes les plantes de nos jardins et il est difficile de s'en débarrasser. Les granulés anti-limaces qui sont assez efficaces sont cependant très toxiques pour toute la chaîne alimentaire. Ces granulés contiennent du métaldéhyde qui empoisonne les prédateurs des limaces et des escargots (les oiseaux, les hérissons, les crapauds, etc.). Ces granulés ne sont donc pas une solution étant donné qu'ils limitent le nombre de prédateurs de limaces et d'escargots et qu'ils font diminuer la biodiversité des jardins.Pensez donc à une solution alternative qui serait plus naturelle et moins toxique pour l'environnement.
Voici quelques astuces :
- 1. Pensez à la lutte préventive.Protégez et favorisez le développement des ennemis naturels (hérissons, milles-pattes, oiseaux, etc.) Plantez près des plantations à préserver des végétaux qui éloignent les limaces et les escargots (capucine, moutarde, persil, fenouil) Aspergez vos plantations de purin de limaces. Les limaces sont repoussées par l'odeur des limaces en décomposition.
- 2. Placez une cornière métallique comme barrière autour des plantations à protéger. Malgré la simplicité de ce piège, son efficacité est grande. Les limaces et les escargots de votre jardin y restent coincés. Ce système est peu coûteux et très simple à poser, surtout si vous avez un potager en carrés. Pour plus d'informations sur ce piège, consultez le site suivant : http://www.jardin-bio.net/piegelimace.htm
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3. La technique bien connue de récolter les limaces et les escargots dans un pot et de les saupoudrer de sel est très efficace bien qu'un peu cruelle.
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4. Placez des petits récipients remplis de bière. La bière attire les limaces et celles-ci se noient dans le liquide. Cependant, cette méthode est tout aussi cruelle que la précédente.
Il existe encore beaucoup d'autres méthodes pour se débarrasser des limaces et des escargots, comme réaliser des barrières physiques grâce à des coquilles d'œufs écrasées, des cendres, des aiguilles de pin, de la sciure, du sable, ou des écorces, épandus autour des plantes. Pour en savoir plus sur la lutte des limaces et des escargots, consultez ces sites web : econso.be aujardin.info
LES PUCERONS
Les pucerons sont un plat de choix pour les coccinelles. Vous pouvez donc acheter une colonie de coccinelles afin d'éliminer (limiter) les pucerons de votre potager. Mais attention, assurez vous de ne pas introduire des coccinelles asiatiques car elles sont envahissantes et tendent à éliminer les coccinelles indigènes. Une autre solution est l'utilisation de pulvérisation naturelle. Pour ce faire, il suffit de laisser macérer du tabac dans de l'eau durant quelques jours puis de filtrer et enfin, de pulvériser cette solution. On préfèrera l'utilisation de feuilles de lierre du jardin ou encore, de feuille de rhubarbe qui peuvent aussi servir à de délicieuses tartes ou confitures. Certains encore, portent le mélange à ébullition avant de le filtrer. Aussi, il parait qu'une pulvérisation fréquente d'un mélange d'eau et de paillettes de savon de Marseille fonctionne très bien. (Cependant, n'abusez pas du savon, ceci pourrait tuer vos plantations)
LES TAUPES
Parfois fort envahissantes, les taupes sont pourtant fort utiles. En effet, elles participent à l'aération des sols, à leur drainage et se nourrissent de quelques insectes nuisibles. On peut donc se contenter de donner un coup de râteau sur les petits monticules de terre. En outre, avant de lutter activement contre les taupes, il est nécessaire d'être certain de l'origine de ces mottes de terre. De fait, le campagnol terrestre fait lui aussi des monticules en surface. La différence avec ceux des taupes est que l'ouverture est oblique tandis que l'ouverture de ceux des taupes est verticale. Il paraitrait qu'elles n'aimeraient pas le risin. Donc vous pouvez toujours en planter pour les éloigner. De même, l'euphorbe épurge (Euphorbia lathyris) est réputée pour éloigner les taupes. De plus, ces animaux n'aiment pas les vibrations. C'est donc un moyen simple de lutte. En effet, il suffit de tondre régulièrement pour les éloigner. Vous pouvez également planter une tige métallique dans les galeries et retourner sur son sommet une bouteille en plastique ou une cannette usagée. En effet, lorsqu'il y a du vent, leurs mouvements provoquent des vibrations le long de la tige. En outre, les taupes ayant un bon odorat, quelques touffes de poils de chien dans leurs galeries devraient leur donner envie de voyager.
SOURCES :
ECONOSO, Lutte écologique contre les limaces, n°36, disponible sur le sitehttp://www.ecoconso.be/IMG/pdf/fc36_limaces.pdf, consulté en novembre 2010
www.aujardin.info, consulté en novembre 2010
www.wikipédia.com, consulté en novembre 2010
www.jardin-bio.net, consulté en novembre 2010
Construisez une mare naturelle !
Ces mares sont précieuses pour la protection de l'environnement et le maintien de la biodiversité. Elles accueillent quantité d'animaux, contribuent à retenir les eaux de ruissellement et à limiter l'érosion de s sols.
Qui sont les habitants de la mare ?
La plupart sont invisibles à l'œil nu (zooplancton et phytoplancton), mais essentiels à la vie de la mare car ils constituent le premier maillon de la chaîne alimentaire. Les crustacés et escargots aquatiques (limnées) peuplent le fond et nettoient l'eau de ses algues et déchets organiques. La mare accueille de nombreux insectes, adultes et larves, aquatiques ou aériens. Comme le dytique et la libellule. Aussi, Vous observerez rapidement des batraciens (grenouilles, crapauds, tritons) et des oiseaux (merle, verdier, hirondelle, poule d'eau, colvert,..) La présence de poissons d'eau stagnante est probable mais plus rare.
Ou la placer ?
- Dans une zone semi-naturelle (prairie de fauche, friche, haie,…)
- Afin que certains animaux qui la fréquentent (batraciens par exemple) puissent trouver un gîte terrestre.
- À un point bas du terrain (pour faciliter le maintien du niveau d'eau)
- Dans un coin bien ensoleillé et éloigné des arbres.
Quelles doivent etres ses caractéristiques?
Les berges devraient 6etre en pente douce (10 à 20%), afin de permettre l'implantation de plantes et le passage aisé des animaux entre la terre et l'eau. Profondeur idéale ; 80 cm à 1 m afin qu'un volume d'eau liquide suffisant subsiste même en cas de gel prolongé.
Quel materiel de construction choisir ?
Nous déconseillons les bassins préformés car les pentes sont généralement abruptes et le résultat est peu naturel.
La bâche souple est le moyen le plus simple à mettre en œuvre. Si vous optez pour une construction durable, la fibre de verre imprégnée de résine polyester est souhaitable mais la pose requière un recours à un professionnel.
Comment l'entretenir ?
Le milieu aquatique trouve assez rapidement son équilibre par lui même. Après sa création, la prolifération d'algues est fréquente : éliminez-les délicatement. Plus tard, les excès de plantes devront être enlevés (faites-le en septembre pour perturber le moins possible la vie dans la mare.
Quelques conseils supplementaires..
Si l'environnement immédiat de la mare ne renferme pas de plantes aquatiques ou de marais, introduisez un petit nombre de plantes aquatiques (oxygénantes) et de plantes de rive indigènes.
Pour les berges : iris des marais, renoncule aquatique, salicaire, lysimaque, prêle, jonc fleuri…
Pour les profondeurs : nénuphar jaune (Nuphar luteum) et plantes immergées (le myriophylle)
N'introduisez aucun animal! Si le milieu leur convient, les animaux viendront d'eux même. Dans le même ordre d'idées, pas de poissons ni de canards dans une mare qui se veut accueillante aux batraciens, libellules et autres insectes.
Plantez quelques arbres et arbustes à proximité : saules et cornouillers apportent de l'ombre tout en limitant l'échauffement de la mare et la prolifération d'algues vertes.
Ne placez pas de filtre ni de mouvement d'eau.